Les microplastiques (MP) contaminent les océans des pôles aux équateurs et de la surface de la mer aux grands fonds marins. En outre, des particules ont été enregistrées dans des systèmes d'eau douce, notamment dans des lacs, des rivières et des ruisseaux du monde entier. Il ne s'agit pas seulement d'un problème aquatique, mais les PM s'infiltrent dans les écosystèmes terrestres dans les décharges, les milieux agricoles, le long des plages et même dans les airs. Il n'est donc pas surprenant que les MP aient été identifiés comme un polluant mondial préoccupant capable de se propager sur de longues distances et d'avoir des effets nocifs sur la faune, mais peu d'informations sont disponibles pour les régions arctiques canadiennes. Par conséquent, le PCN a identifié l'évaluation de la présence et de la distribution des PM dans les écosystèmes marins de l'Arctique comme une priorité. Le Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique (AMAP) a également ajouté les plastiques marins et les MP à sa liste de produits chimiques suscitant de nouvelles préoccupations dans l'Arctique. Dans le cadre du NCP et d'ArcticNet, des échantillons d'air, d'eau, de sédiments et de zooplancton ont été prélevés à bord du NGCC Amundsen. De plus, des échantillons liés à l'atmosphère ont été prélevés à Alert et dans des collectivités des Territoires du Nord-Ouest, des échantillons de neige des Territoires du Nord-Ouest, des poissons provenant de trois communautés des Territoires du Nord-Ouest et des estomacs de phoques de Resolute Bay.